Spec Ops : The Line est un shoot à la troisième personne tout ce qu’il y a de plus classique, posons les bases. Je ne vais donc pas faire une éloge de son système de couverture moyen, son IA perfectible ou encore de son système d’ordres et d’infiltration anécdotiques. Non je vais vous le conseiller pour son scénario et sa mise en scène.
Vous incarnez le capitaine d’une escouade de 3 bons militaires américains envoyés à Dubaï pour organiser l’évacuation des civils encore vivants après de multiples tempêtes. Le résultat de ces catastrophes naturelles est une ville complètement ravagée et submergée par les sables. Si tout commence bien (si on peut dire) on se retrouve bien vite dans les rangers d’un marines légèrement troublé par les évènements odieux qui s’y passe ou même qu’il déclenche. En fait, Spec Ops est un jeu ressemblant quelque peu à Fear pour son ambiance et son scénario allant crescendo vers l’insuportable.
Le gameplay est classique, sans fioritures, vous pouvez vous planquer, tirer et envoyer quelques grenades. A mi-chemin entre le Gears of War et le Ghost Recon, finalement, le titre de 2KGames n’est pas là pour ça, même si, je vous rassure, c’est assez plaisant pour donner envie de continuer. Non ce qui est intéressant c’est ce personnage central, Cap. Walkers qui doit faire face à des atrocités comme on en a vu ailleurs, mais misent ici en scène de façon réaliste. J’ai personnellement bien aimé mais attention, il mérite largement son 18+ sur la jaquette.
C’est aussi une bonne surprise de voir dans le même jeu des graphismes à la hauteur, avec une attention particulière pour les personnages qui se salissent et se blessent au fil de l’aventure, et une bande-son soignée. Très rock, habilement diffusée par les hauts parleurs d’une radio locale par exemple, c’est un plaisir d’avancer, de profiter des cut-scènes impressionnantes mais pas trop longues. Je suis conquis par ce jeu sans grosses prétentions mais qui est habilement soutenu par une juste direction artistique.
Spec Ops : The Line ne fera certainement pas date dans l’histoire du TPS, d’autant que le multi est assez simpliste. Mais je dois avouer que l’histoire glauque et cette ville (pour la première fois) de Dubaï déchirée m’ont fait passer un très bon moment. Maintenant vous savez pourquoi vous l’acheterez.